Grâce à l’essor des compagnies aériennes low-cost, l’avion est l’un des moyens les plus rapides et économiques de se déplacer au Kazakhstan. Lors d’un voyage dans ce beau pays d’Asie centrale, l’avion vous fera gagner beaucoup de temps par rapport au train : le moindre trajet en train au Kazakhstan peut prendre des heures, voire des jours !
Dans cet article, je vous partage mon expérience à bord de FlyArystan, l’une des compagnies aériennes low-cost au Kazakhstan. C’est même la principale low-cost du pays, car FlyArystan est une filiale à bas prix de la compagnie aérienne nationale du Kazakhstan : Air Astana.
Sommaire de l’article :
FlyArystan : présentation de la compagnie aérienne kazakh
La compagnie aérienne FlyArystan est l’une des quatre compagnies aériennes du Kazakhstan. FlyArystan est la filiale à bas prix de la compagnie nationale du Kazakhstan, Air Astana. La compagnie a opéré ses premiers vols le 1er mai 2019, dans un contexte de développement de la concurrence entre plusieurs compagnies aériennes low-cost au Kazakhstan.
La compagnie aérienne opère presque une trentaine d’appareils récents : une quinzaine d’Airbus A320-200 (dont la moitié ont été transférés depuis la flotte de la compagnie mère, Air Astana) ; et à peu près autant d’Airbus A320neo de dernière génération.
FlyArystan opère principalement des liaisons intérieures au Kazakhstan, mais aussi quelques destinations à l’international (Urumqi, Baku, Kutaisi…).
La compagnie aérienne kazakh FlyArystan est basée principalement sur l’aéroport international d’Almaty. Elle opère aussi des vols depuis ses bases secondaires à Astana et à Aktaou.
Le saviez-vous ? En kazakh, Arystan (Арыстан) veut dire « lion ». Parfois donné en prénom, il symbolise la puissance, le courage et la noblesse. Maintenant, vous saurez pourquoi le logo de la compagnie aérienne FlyArystan est… un lion !
La réservation en ligne du billet
Pour rejoindre Almaty depuis Turkestan, FlyArystan est la seule option disponible. Cela tombe bien : après avoir testé Qazaq Air entre Astana et Kostanaï, puis SCAT Airlines entre Astana et Chimkent, FlyArystan est la dernière compagnie aérienne low-cost du Kazakhstan qu’il me reste à tester.
En plus, les horaires sont parfaits pour mon planning, avec un départ en soirée de Turkestan. Je reprendrai dès le lendemain matin un vol vers Doha : je prévoirai donc de passer ma dernière nuit au Kazakhstan dans un hôtel près de l’aéroport d’Almaty.
Je réserve mon billet fin juillet, soit environ deux mois et demi avant le départ de ce vol, pour le tarif imbattable de 32 332 KZT, soit environ 52€.
Attendez, ce n’est pas tout ! Pour ce tarif, j’ai le droit à :
- un bagage à main de 10 kg inclus ;
- un bagage en soute de 32 kg inclus ;
- la sélection gratuite de n’importe quel siège dans l’avion (incluant les sièges en issue de secours, avec plus d’espace pour les jambes) ;
- un billet flexible : avec un changement gratuit (seule la différence de tarif est applicable) et remboursable si je souhaite annuler mon billet ;
- un repas réservé à l’avance (menu avec un poulet à la Kiev).
C’est tout simplement un excellent rapport qualité/prix !
*
Alors sans plus attendre, découvrons à quoi ressemble la prestation de FlyArystan pour ce tarif canon entre Turkestan et Almaty…
Informations sur le vol :
- Numéro de vol : FS7162
- Appareil (siège) : Airbus A320-200 (12A)
- Date du vol : le 15 octobre 2025
- Départ : Turkestan (HSA) à 20h30 (GMT+5)
- Arrivée : Almaty (ALA) à 22h (GMT+5)
L’expérience au sol, au départ de l’aéroport Khazret Sultan de Turkestan
Le trajet vers l’aéroport, en Yandex
Après avoir passé deux jours à visiter Turkestan, et bien profité de sa chaleur (qui contraste avec les températures presque négatives rencontrées à Astana et Kostanaï), il est temps pour moi de rejoindre l’aéroport de Turkestan pour prendre mon vol retour vers Almaty. Ce dernier vol marquera la fin de mon voyage de 10 jours au Kazakhstan, puisque je quitterai le pays dès le lendemain matin pour rejoindre Doha, où je ferai une escale.
Comme à mon habitude lors de ce voyage, je rejoins l’aéroport en Yandex (le Uber russe, seule application du genre à fonctionner au Kazakhstan).
Depuis le centre-ville de Turkestan, le trajet dure une petite demie-heure. L’aéroport se situe au milieu de nulle part, au nord-est de la ville, après une impressionnante ligne droite de presque 20 kilomètres ! Mon chauffeur se fera plaisir, avec une interprétation assez libre du concept de limitation de vitesse.
La course en Yandex du centre-ville jusqu’à l’aéroport de Turkestan ne m’aura coûté que 4565 KZT (pourboire inclus), soit à peine 9€ !

L’aérogare de l’aéroport de Turkestan
L’aéroport de Turkestan est très moderne, puisqu’il n’a été inauguré qu’en septembre 2020. Si l’essentiel des vols est encore domestique, il témoigne d’une volonté de développer le tourisme dans cette ville culturellement très importante du sud du Kazakhstan.

Il est environ 17h45 quand j’arrive à l’aéroport. Il n’y a que deux vols au départ encore prévus ce soir-là, dont mon vol pour Almaty avec FlyArystan. Il décollera dans un peu moins de 3h, et l’aérogare est encore très calme.

D’ailleurs, les comptoirs d’enregistrement (partagés entre toutes les compagnies qui opèrent depuis Turkestan… il n’y en a pas beaucoup !) sont encore fermés.

L’aérogare est relativement petite, et je monterai sur la mezzanine où se trouve un petit café où on peut manger un morceau en attendant. Des tables hautes sont installées, avec quelques prises électriques disponibles. On n’en demande pas plus pour attendre son vol !

L’enregistrement et l’attente de l’embarquement
Vers 18h30, deux heures avant le départ de notre vol, l’enregistrement de notre vol FlyArystan est ouvert. Il faut préalablement imprimer son étiquette bagage sur une borne automatique située juste devant les comptoirs. La carte d’embarquement est à présenter au format électronique sur son téléphone : en bonne compagnie aérienne low-cost, FlyArystan fait payer l’impression de la carte d’embarquement à l’aéroport !

Il faudra ensuite passer le filtre de sécurité, mais ce sera une formalité expédiée en quelques minutes, en raison du peu de monde. En plus, la plupart des passagers ce soir-là enregistre des bagages en soute : les comptoirs filtrent donc naturellement les passagers qui arrivent au compte-goutte à la sécurité.

Il ne reste plus qu’à remonter d’un étage par les escalators, puis d’attendre l’embarquement dans la petite salle prévue à cet effet de l’autre côté. Il y a pas mal de sièges, mais c’est tout juste suffisant pour accueillir l’ensemble des passagers d’un A320. Heureusement qu’il n’y a que deux vols ce soir, et espacés de quelques heures !
FlyArystan en vol, pour mon retour vers Almaty…
L’embarquement est lancé vers 19h50, soit 40 minutes avant l’heure de départ prévue de notre vol. Il s’effectuera par une passerelle.

La compagnie aérienne FlyArystan opère uniquement des A320 (classiques et en version Neo). Ce soir, c’est un A320-200 classique. La cabine est configurée en 3 – 3, un classique de ce type d’appareils. Elle est également occupée d’un éclairage d’ambiance moderne.
Idéal pour se reposer en vol… mais cet éclairage bleu sombre est peut-être moins indiqué pendant l’embarquement, quand il s’agit de ranger ses bagages et trouver son siège !

Lors de la réservation, j’avais choisi un siège en issue de secours (inclus gratuitement dans le tarif « Comfort Plus » de FlyArystan). À la fin de l’embarquement, l’hôtesse viendra faire le briefing des passagers assis à notre rangée en kazakh, sans s’apercevoir que je ne comprenais pas un traître mot de ce qu’elle me disait. Attitude un peu moyenne…
Le repoussage s’effectuera à l’heure. L’état du hublot et la nuit dehors ne permettent qu’une vue assez floue de la façade de l’aérogare, côté piste.

Rapidement après le décollage, le service se met en place. J’avais pré-réserver un poulet à la Kiev (une sorte de cordon bleu local). L’hôtesse viendra m’apporter mon repas à mon siège. C’est là qu’elle se rendra compte que je ne parle ni kazakh ni russe, mais passe à l’anglais sans difficulté (ce n’est pas toujours possible au Kazakhstan !).
La prestation est accompagnée d’une boisson et d’un dessert. Pour le supplément de quelques euros à peine, c’est excellent.

Puis assez rapidement, c’est déjà le moment d’entamer notre descente vers Almaty, l’ancienne capitale du Kazakhstan.

L’arrivée à l’aéroport international d’Almaty
Nous nous posons à l’aéroport d’Almaty avec une bonne vingtaine de minutes d’avance sur l’horaire prévu. Nous nous dirigeons vers un parking au large. Comme cela semble être systématique à l’aéroport d’Almaty, l’avion coupe ses moteurs à quelques dizaines de mètres du parking, puis est remorqué jusqu’à son point exact de stationnement.
Cela rallonge la manœuvre de quelques minutes. En plus, les escaliers mettront ensuite quelques longues minutes supplémentaires à se coller à l’avion, pour que nous puissions débarquer.

Nous pouvons finalement débarquer une dizaine de minutes plus tard ! Direction un bus, qui nous ramènera au terminal principal.

Même si le trajet vers le terminal ne prendra que cinq minutes à peine, c’est suffisant pour que les bagages aient déjà été déchargés de notre avion ! Ma valise sera livrée instantanément, sans aucune attente.

Il est 22h08 quand je suis devant le terminal : un excellent score du point de vue de la ponctualité ! Mon prochain défi, maintenant : réussir à trouver un lit où passer la nuit à proximité de l’aéroport, où m’attend mon prochain vol vers Doha le lendemain matin. Je n’ai rien réservé, mais trouver une chambre à la volée est (presque) une formalité au Kazakhstan…
Mon verdict : une note de 9/10
FlyArystan, la filiale low-cost d’Air Astana, offre un produit très convaincant, doté d’un excellent rapport qualité-prix. Le tarif Comfort Plus, qui inclut tous les agréments nécessaires (siège gratuit avec plus d’espace, bagage à main et bagage en soute de 32kg, flexibilité…), rend le vol des plus confortables, tout en restant très abordable (50€ l’aller-simple). Pour ce tarif, la prestation est imbattable… même si le personnel perd quelques points pour ne pas avoir pris très au sérieux le briefing de sécurité (fait en kazakh sans se rendre compte que je ne parlais même pas la langue). Mais le personnel parle correctement anglais, ce qui n’est pas souvent le cas dans le pays.
- Note du siège : 10/10.
- Note de la restauration : 10/10.
- Note du personnel : 7/10.
Cet article a été rédigé sur la base d’un voyage effectué en octobre 2025.
Voyager au Kazakhstan : fiche pratique
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- les deux grands aéroports internationaux du pays sont Astana (au nord) et Almaty (au sud) : des vols réguliers avec Air Astana (la compagnie nationale), Qatar Airways, Turkish Airlines, LOT…
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- Almaty, l’ancienne capitale du Kazakhstan
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