On connait tous les fameux « pays en ‑stan » en Asie centrale, pourtant encore peu de gens choisissent ces destinations pour leurs vacances ! Même si le tourisme commence à se développer un peu, en Ouzbékistan notamment, le Kazakhstan est encore une destination méconnue et authentique. Le Kazakhstan, un pays d’environ cinq fois la taille de la France, offre des paysages variés (entre steppes, montagnes et mer désertique !) et une culture qui l’est tout autant (marquée par les influences orientales au sud, et russes au nord). En résumé, le Kazakhstan est une destination idéale pour un voyage hors des sentiers battus !
Dans cet article, je vous partage mon itinéraire de 10 jours au Kazakhstan, lors d’un voyage en solo au Kazakhstan effectué en octobre 2025. Et je réponds à certaines questions que vous vous posez sûrement avant de préparer votre futur voyage au Kazakhstan…
Sommaire de l’article :
- Préparer son voyage au Kazakhstan
- Quand partir au Kazakhstan ?
- Comment se rendre au Kazakhstan ?
- Le Kazakhstan est-il un pays sûr ?
- Comment se déplacer au Kazakhstan ?
- Parle-t-on anglais au Kazakhstan ? Quelle langue faut-il parler au Kazakhstan ?
- Combien de temps faut-il rester au Kazakhstan pour en profiter ?
- Quel budget pour aller au Kazakhstan ?
- Mon itinéraire de 10 jours au Kazakhstan
- Mon retour d’expérience sur cet itinéraire de 10 jours au Kazakhstan
- Des idées d’excursion pour compléter l’itinéraire
- Almaty : la station de ski de Chimbulak et la patinoire de Medeu – 1 jour
- Autour d’Almaty : les lacs Kolsai, Kaindy et le canyon de Charyn – 2 jours
- Astana : le parc national de Burabay – 1 jour
- Depuis Kyzylorda : le cosmodrome de Baïkonour – 4 jours
- Depuis Aktau : la région désertique du Mangystau – 3 jours
- Combiner un voyage au Kazakhstan avec une découverte des autres pays de l’Asie centrale
Préparer son voyage au Kazakhstan
Quand partir au Kazakhstan ?
Le Kazakhstan est un pays au climat particulièrement éprouvant. Les hivers sont très rigoureux, que ce soit dans l’Est du pays (une région très montagneuse) ou dans le nord (la steppe kazakh est alors balayée par des vents très froid venus de Sibérie). Les températures peuvent descendre très facilement jusqu’à ‑20 voire ‑30 degrés ! À l’inverse, les étés peuvent être étouffants, notamment à Astana.
Les meilleures saisons pour partir au Kazakhstan sont donc au printemps (entre avril et juin) ou à l’automne (entre septembre et octobre). Le climat sera idéal, que vous restiez en ville ou que vous décidiez de découvrir la nature kazakh dans les parcs nationaux du pays.
Niveau fréquentation touristique, pas d’inquiétude : c’est très calme toute l’année ! Le Kazakhstan est encore loin des circuits touristiques…
Comment se rendre au Kazakhstan ?
Si vous arrivez par la voie aérienne, les deux grands aéroports internationaux du Kazakhstan sont situés à Astana (au nord du pays) et à Almaty (au sud).
La compagnie aérienne nationale Air Astana dessert régulièrement de nombreuses destinations européennes. Parmi les compagnies européennes, Lufthansa dessert plusieurs par semaine Almaty et Astana depuis Francfort, et LOT dessert Astana depuis Varsovie.
Pour ma part, j’ai rejoint le Kazakhstan en faisant escale à Doha (lire mon récit de vol vers le Kazakhstan avec Qatar Airways).
Si vous combinez votre séjour au Kazakhstan avec une découverte des autres pays d’Asie centrale, il est aussi facile de rejoindre le Kazakhstan en train ou en bus, depuis Tachkent (Ouzbékistan) ou Bichkek (Kirghizistan).
Bon à savoir : les voyageurs de 54 pays, dont la France, sont exemptés de visa pour un court séjour au Kazakhstan, jusqu’à 30 jours (source : page « Kazakhstan » du site du ministère des affaires étrangères).
Le Kazakhstan est-il un pays sûr ?
Le Kazakhstan m’a paru être un pays sûr, et je ne me suis jamais senti en insécurité pendant mon voyage. Dans les villes du Kazakhstan, j’ai eu l’impression de pouvoir me promener n’importe où, et à n’importe quelle heure, sans jamais craindre quoi que ce soit !
Il y a encore quelques années, la corruption au sein de la police semblait assez fréquente, et il n’était pas rare (apparemment) de subir quelques contrôles de policiers zélés… Je n’ai eu aucune expérience de ce genre lors de mon voyage au Kazakhstan. Et à Astana, une « police touristique » spécialement formée vise à éviter de telles mésaventures aux touristes de passage au Kazakhstan. La situation semble s’être clairement assainie.
Par contre, il faudra faire preuve d’un peu de discernement lors de vos déplacements à l’intérieur du pays, car les différents modes de transport au Kazakhstan (notamment les taxis) n’offrent pas les mêmes standards de sécurité qu’en Europe (voir ci-dessous).
Comment se déplacer au Kazakhstan ?
Le Kazakstan est un très grand pays (plus de cinq fois la taille de la France), et le 9e pays au monde par la taille ! En plus, les temps de déplacement entre les villes peuvent être particulièrement longs. Il faudra en tenir compte dans votre programme : vous ne pourrez certainement pas tout voir…
Pour vous déplacer au Kazakhstan, vous aurez le choix entre plusieurs modes de transport :
- l’avion : c’est de loin le mode de transport à privilégier pour des déplacements rapides dans le pays. Depuis quelques années, quelques compagnies aériennes low-cost se sont développées au Kazakhstan, stimulant la concurrence et diminuant les prix. Le maillage des destinations est assez dense, et les tarifs bon marché (de l’ordre de 50€/vol).
- le train : le Kazakhstan dispose d’une longue tradition ferroviaire. Il est possible de voyager à travers les grandes villes du pays, mais il faut avoir le temps : comptez 15h30 minimum entre Almaty et Astana (contre 1h30 en avion) et 2 jours pour relier Almaty à Aktioubé ! Entre Almaty et Astana, les trains sont modernes ; ailleurs, ce sont d’anciens trains soviétiques beaucoup plus dans leur jus… mais une expérience unique à vivre ! C’est un moyen très économique, y compris dans les trains de nuit (vous pouvez traverser le Kazakhstan en train pour l’équivalent 10 à 20€).
- la voiture : autre tradition soviétique… au Kazakhstan, toute voiture peut se transformer en taxi ! Ce n’est vraiment pas cher, et des applications sur smartphone vous permettent de trouver facilement des chauffeurs sans besoin de négocier le tarif en russe.
- Pour des déplacement inter-urbains : l’application inDrive vous permet de trouver un chauffeur. Mais les conditions sont parfois assez rocambolesques : par exemple, avec des chauffeurs qui enchaînent les aller-retours entre deux villes pendant 24h quasiment sans pause (je l’ai expérimenté lors d’un retour de nuit entre Kostanaï et Astana…).
- Pour des déplacements dans les grandes villes : l’application Yandex Go est l’équivalent local de Uber. Créez votre compte sur leur site internet pour contourner le SMS de vérification qui nécessite un numéro de portable kazakh, puis connectez-vous à ce compte sur l’application.
Des applications à télécharger avant de partir : Yandex Go (équivalent local de Uber) vous permettra de trouver des taxis (vraiment pas chers), sans avoir besoin de négocier le tarif en russe. Pour les longs trajets interurbains, téléchargez inDrive (application de co-voiturage).
Parle-t-on anglais au Kazakhstan ? Quelle langue faut-il parler au Kazakhstan ?
À quelques rares exceptions près : NON ! La langue officielle du Kazakhstan est le kazakh (une langue aux influences russes et orientales), mais presque tous les kazakhs parlent aussi le russe. Dans le nord du pays, certains habitants ne parlent même que le russe…
Dans les grandes chaînes d’hôtels internationaux, les employés parleront anglais ; mais dans les plus petits hôtels du Kazakhstan, vous pourriez avoir un peu plus de mal à vous faire comprendre en anglais. Ailleurs, dans la rue, soyez prêts à ce que personne autour de vous ne parle anglais.
Avant de partir, il peut être utile de vous familiariser avec l’alphabet cyrillique, pour être capable de déchiffrer des inscriptions.
Apprenez quelques mots de base en russe (bonjour/merci/au revoir : zdrastvouitie/spassiba/da zvidania) voire, pour vous attirer la sympathie de vos hôtes, quelques mots de kazakh (bonjour/merci/au revoir : selemetsis ve/rachmet/saou boloniz). Effet assuré avec les Kazakhs !
Les Kazakhs sont très patients et voudront vous aider (même si cela ne se voit pas forcément toujours). Si vous voulez être sûr de pouvoir interagir avec eux, achetez une eSIM locale du Kazakhstan (par exemple sur airalo.com) pour avoir internet et Google Traduction sous la main, cela peut vous sauver !
Combien de temps faut-il rester au Kazakhstan pour en profiter ?
Le Kazakhstan est un pays tellement vaste (5 fois la taille de la France) que, quelle que soit la durée, cela sera sans doute trop court pour tout voir !
Un voyage de 10 jours au Kazakhstan m’a semblé le minimum pour avoir une vision assez large de la diversité du pays. Si vous restez moins de jours, vous devrez faire l’impasse sur l’une des trois parties du séjour (voir ci-dessous), et cela serait dommage.
D’ailleurs, même en restant 10 jours dans le pays, j’ai moi-même dû faire pas mal d’impasses : je n’ai pas pu me rendre dans les parcs naturels du pays (notamment voir le canyon de Charyn ou les dunes chantantes dans le parc national Altyn-Emel, accessibles depuis Almaty), et j’ai fait totalement l’impasse sur la partie ouest du Kazakhstan !
Quel budget pour aller au Kazakhstan ?
Le Kazakhstan est une destination encore très abordable. Même avec un budget serré, vous pourrez vous faire plaisir !
- Pour le logement : vous pouvez trouver de très beaux hôtels pour 50 à 70€ la nuit (en réservant en ligne à l’avance, car c’est souvent encore moins cher si vous demandez une chambre sur place…).
- Pour vous déplacer en ville ou dans le pays : comptez 5 à 8€ pour une course en taxi d’une heure (avec l’application Yandex). Les billets de train et d’avion sont aussi très abordables.
- Pour ce qui concerne la nourriture : vous pourrez manger sans difficulté pour 5 à 10€ par personne et par repas.
| Billet d’avion Paris<->Almaty avec Qatar Airways | 309 € |
| Billets d’avion (vols intérieurs au Kazakhstan) | 47€ (Astana<->Kostanaï) 52€ (Astana->Chimkent) 52€ (Turkestan->Almaty) |
| Billets de train | 35€ (Almaty->Astana) 4€ (Chimkent->Turkestan) |
| Hôtels sur place | 492€ |
| Frais divers sur place (taxis, repas, souvenirs…) | 200€ (environ) |
| Mon budget total pour 10 jours au Kazakhstan (octobre 2025) | 1191€ |
Mon itinéraire de 10 jours au Kazakhstan
Maintenant que vous êtes décidés à découvrir ce beau pays, je vous partage mon itinéraire de 10 jours au Kazakhstan (effectué en octobre 2025). Il a fallu faire quelques choix, voici le tracé de la zone que j’ai explorée :

Jours 1 à 3 : Almaty, l’ancienne capitale du Kazakhstan au pied des montagnes
Après avoir décollé de Paris la veille au soir, j’atterris en début de matinée à l’aéroport d’Almaty. Les formalités d’arrivée sont rapidement faites, et je rejoins mon hôtel où déposer mes valises avant de commencer l’exploration de l’ancienne capitale du Kazakhstan.
Almaty est une ville très agréable, qui s’est développée au pied de majestueuses montagnes qu’on aperçoit au loin. Même si la voiture est omniprésente (et les embouteillages fréquents), c’est une ville très agréable où se promener à pied, car les grandes avenues sont bordées de larges trottoirs protégés par des arbres, qui rendent la ville très verte.
De nombreux parcs viennent compléter la touche de verdure. Ce sont des lieux de rencontres, et on y croise beaucoup de monde : des jeunes comme de vieux ! Depuis le déplacement de la capitale à Astana en 1997, Almaty est désormais considérée comme la capitale culturelle du Kazakhstan. C’est aussi une ville étudiante, où tout Kazakh finit par passer un jour pendant ses études, si bien qu’elle parait très animée et vivante.
Je décide de passer trois jours complets à Almaty, pour me poser un peu au Kazakhstan avant de reprendre la route. Et je ne le regretterai pas du tout, tant il m’a paru y avoir de choses à voir et à faire à Almaty.
Pendant mon séjour à Almaty, j’ai logé 2 nuits au Uyut Hotel, dans le nord de la ville (sur la rue Gogol, qui donne sur la cathédrale Zenkov).
Jours 4 à 6 : Astana, la ville futuriste (et un détour par Kostanaï, près de la frontière russe)
À la fin du 3e jour de ce voyage au Kazakhstan, je rejoins la capitale du pays depuis 1997 : Astana, au nord du pays. Pour ce faire, je voyage en train de nuit : un (long) trajet de 15h30 à travers la steppe kazakh !
Ici, l’ambiance est assez différente d’Almaty : Astana est le cœur politique et administratif du Kazakhstan. C’est là qu’on trouve notamment le palais présidentiel (Ak Orda) et l’ensemble des ministères du pays. Le positionnement de la capitale au nord du pays (alors que l’ancienne capitale, Almaty, est tout au sud du pays) ne doit rien au hasard : le but est de faire comprendre au voisin russe qu’on est bien ici au Kazakhstan !
Depuis qu’elle est devenue la capitale du Kazakhstan, Astana se développe en suivant un plan d’urbanisme à la hauteur de ses ambitions. La capitale a fait appel à de nombreux concours d’architecte, pour construire des gratte-ciel impressionnants et affirmer sa stature internationale.
On a tendance à l’oublier (sauf quand on déambule à travers les rues d’Astana, les yeux en l’air !), mais le Kazakhstan est l’un des pays les plus riches de l’Asie centrale. L’économie kazakh repose notamment sur la manne pétrolière, et d’autres ressources naturelles très précieuses pour le pays.
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Le lendemain de mon arrivée à Astana (le 5e jour de ce voyage au Kazakhstan), je fais un aller-retour en avion à Kostanaï (lire mon récit de vol avec la compagnie aérienne Qazaq Air). C’est une ville agricole au nord-ouest du pays, près de la frontière russe. Dans cette partie du Kazakhstan, on se sent presque en Russie !
Une visite étonnante, même s’il n’y a pas grand-chose de spécial à voir à Kostanaï. Et surtout, le vol retour ne s’est pas du tout passé comme prévu !
À Astana, j’ai logé 3 nuits au Best Western Plus Astana, à quelques pas du Bayterek, le monument emblématique du Kazakhstan.
Jours 7 à 9 : Chimkent et Turkestan
Le matin du 7e jour de ce voyage au Kazakhstan, je prends l’avion (avec SCAT Airlines) vers le sud : direction Chimkent, la troisième ville du pays. Première surprise agréable à l’arrivée : si la température en ce mois d’octobre commençait à frôler le 0 degré à Astana, la température à Chimkent est bien plus douce car elle approche des 20 degrés !
À Chimkent, je fais une nouvelle fois l’expérience de l’immense variété des cultures présentes au Kazakhstan : ici, on se sent vraiment en Asie centrale, et il y a un peu de côté orientalisant dans l’air. D’ailleurs, les rues sont un peu moins propres, l’ambiance est plus agitée… oui, c’est un peu le bazar !
J’arrive à Chimkent un lundi, et c’est jour de fermeture de la plupart des bazars (et notamment le Qyrgy Bazar, le plus grand bazar de Chimkent). Je devrai attendre le lendemain pour profiter de son ambiance unique.
À Chimkent, j’ai logé 1 nuit au Megapolis Hotel Shymkent, un très bel hôtel et l’un des plus confortables de mon voyage au Kazakhstan !
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Le 8e jour, je prends le train pour rejoindre Turkestan, à environ 150 kilomètres au nord de Chimkent. Un trajet d’environ 3h30 en train, en version un peu plus authentique que le trajet Almaty-Astana : des compartiments entassés à 6 couchettes, un joyeux bazar dans les wagons (avec des vendeurs ambulants de tout et n’importe quoi !)…
Arrivé à la gare de Turkestan, je rejoins le centre historique de la ville autour du Mausolée de Ahmed Yasavi, le monument le plus important de Turkestan. Ce mausolée du 14e siècle a été commandé pour embellir la tombe d’Ahmed Yasavi, un poète du 12e siècle très important au Kazakhstan et dans le monde oriental turcique. Un emblème qui fait de Turkestan un important lieu de pèlerinage, presque comparable à La Mecque pour les musulmans turciques.
Autour du mausolée, un complexe moderne (le Caravansérail) rappelle l’histoire de Turkestan, jadis une étape de la mythique Route de la Soie. Un quartier en plein renouveau, qui espère dans les prochaines années un boom touristique dans cette région du sud du Kazakhstan…
À Turkestan, j’ai logé au Hampton by Hilton Turkistan, un hôtel de chaîne moderne, à l’emplacement idéal mais qui manque un peu de charme.
Jour 10 : dernier jour au Kazakhstan, à Almaty
Je reprends ensuite l’avion depuis Turkestan, avec la compagnie aérienne FlyArystan (la filiale low-cost d’Air Astana), pour revenir à Almaty. C’est là que je passerai ma dernière nuit, dans un hôtel (sans réservation) juste à côté de l’aéroport d’Almaty.
Le matin du jour 10, le dernier de ce voyage au Kazakhstan, j’embarque pour mon vol retour vers le Qatar. J’y ferai une escale avant de revenir en Europe (lire mon article sur mon escale de quelques jours à Doha).
Mon retour d’expérience sur cet itinéraire de 10 jours au Kazakhstan
Vous savez tout de l’itinéraire de mon voyage au Kazakhstan. Vous aurez peut-être envie de l’adapter à vos propres envies, c’est pourquoi je vous propose ci-dessous un bilan de mon séjour. Avec une revue transparente des points positifs/négatifs de mon itinéraire de voyage au Kazakhstan.
Les points que j’ai aimé dans mon itinéraire
- La diversité des endroits visités pendant ce voyage au Kazakhstan : Almaty, Astana, Kostanaï, Chimkent, Turkestan… toutes ces villes sont vraiment très différentes, et chacune d’entre elle valait le détour !
- Le côté hors des sentiers battus du Kazakhstan : ici, vous n’aurez pas peur d’être pris pour un touriste… car ils n’y sont pas habitués. Malgré tout, les Kazakhs sont très fiers de croiser des étrangers, et ils prendront très à cœur de vous aider. L’hospitalité nomade est très loin de n’être qu’une légende !
- La facilité pour se déplacer d’une ville à l’autre : le réseau aérien offre une bonne connectivité à l’intérieur du pays, et le train permet de relier des villes plus proches (à condition de ne pas être pressé).
Les points d’amélioration (en mode « si c’était à refaire »)
- Je n’ai pas eu l’occasion de visiter les espaces naturels du Kazakhstan. Notamment le parc national Altyn-Emel autour d’Almaty (il m’aurait fallu un ou deux jours de plus), ou le parc national de Burabay autour d’Astana (mais j’aurais pu programmer une excursion sur la journée à la place de mon aller-retour à Kostanaï).
- Les trajets en train sont vraiment très longs : à refaire, je ferais le trajet Almaty->Astana en avion. Je n’ai rien vu du paysage de la steppe kazakh car le trajet se fait de nuit, et il est quasiment impossible d’échanger avec les Kazakhs dans le train sans parler russe. Le trajet Chimkent->Turkestan (3h30) est un bon compromis pour vivre une fois l’expérience du train au Kazakhstan !
Des idées d’excursion pour compléter l’itinéraire
Cet itinéraire ne vous suffit pas et vous souhaitez prolonger de quelques jours votre aventure au Kazakhstan ? Ci-dessous, vous trouverez quelques suggestions complémentaires pour construire votre itinéraire au Kazakhstan.
Almaty : la station de ski de Chimbulak et la patinoire de Medeu – 1 jour
Almaty est au pied des montagnes, et à 25 kilomètres à peine, vous pouvez déjà rejoindre les premières stations de ski ! En hiver, les habitants s’y rendent dès qu’ils le peuvent pour profiter de son important domaine skiable. La station domine notamment la célèbre patinoire de Medeu (ouverte toute l’année), la plus haute du monde (à 1 691 mètres).
Même en l’absence de neige, la station de Chimbulak offre quelques beaux sentiers de randonnée pour profiter facilement de la nature kazakh. Une bonne idée si vous restez quelques jours à Almaty !
Autour d’Almaty : les lacs Kolsai, Kaindy et le canyon de Charyn – 2 jours
Pour profiter au mieux des parcs naturels de la région d’Almaty, il vaut mieux s’éloigner encore un peu plus. À quelques heures de route, les lacs Kolsai et Kaindy constituent une des principales attractions du Kazakhstan, avec le canyon de Charyn. Quelques excursions proposent de faire l’aller-retour sur la journée depuis Almaty (en 16 heures !). Mais je vous recommande plutôt d’opter pour un format plus tranquille, étalé sur deux journées.
Pour encore un peu plus d’exotisme, optez pour une excursion incluant la visite du parc national Altyn-Emel et ses « dunes chantantes » : un nom donné par le son que produit le vent qui souffle sur les énormes dunes de sable.
Astana : le parc national de Burabay – 1 jour
Un autre joyau naturel du Kazakhstan se trouve au nord du pays : c’est le parc national de Burabay (situé entre Astana et la Russie). Des excursions vous permettent de vous y rendre facilement depuis Astana sur la journée : le trajet dure environ 3 heures, la journée sera un peu moins longue que si vous faites une excursion du même type vers le canyon de Charyn, à Almaty ! Au programme : de grands lacs majestueux, des forêts de pins, et si le cœur vous en dit, des balades à cheval…
Depuis Kyzylorda : le cosmodrome de Baïkonour – 4 jours
C’est peut-être le lieu le plus connu du Kazakhstan : le cosmodrome de Baïkonour. En effet, c’est bien depuis la steppe kazakh que les fusées Soyouz de la Russie décollent depuis toujours. Le cosmodrome est adossé à la ville du même nom perdue au milieu de la steppe. Le site fait rêver petits et grands. Malheureusement, la zone est étroitement contrôlée par la Russie et, depuis l’invasion de l’Ukraine, il est quasiment impossible pour un étranger de s’y rendre. Renseignez-vous tout de même, car des excursions demeurent possibles de temps en temps, si vous avez beaucoup de chance…
Une alternative pour les passionnés d’espace est de se rendre à Jezkazgan, une ville du centre du Kazakhstan. C’est près d’ici que les cosmonautes reviennent généralement sur Terre à bord de Soyouz. La tradition veut que chaque cosmonaute plante un arbre à Jezkazgan à son retour sur Terre, sur le boulevard des Cosmonautes, au centre de la ville.
Depuis Aktau : la région désertique du Mangystau – 3 jours
Située au sud-ouest du Kazakhstan, à l’Est de la mer Caspienne, la région du Mangystau est une curiosité géologique du Kazakhstan. On y accède en partant de la ville d’Aktau. La région est totalement désertique, et on peut y voir des paysages naturels totalement spectaculaires : roches multicolores, concrétions géologiques, dépression de la mer Caspienne (on peut descendre jusqu’à 138 mètres sous le niveau de la mer !)…
Combiner un voyage au Kazakhstan avec une découverte des autres pays de l’Asie centrale
Si vous recherchez encore plus d’exotisme, optez pour un circuit qui traverse les différents pays d’Asie centrale, et notamment l’Ouzbékistan ou le Tadjikistan. Cela vous permettra d’ajouter d’autres tampons dans votre passeport, mais paradoxalement, un tel voyage risque d’être moins varié que si vous optiez pour un itinéraire dans les différentes régions du Kazakhstan !
Bon voyage au Kazakhstan !
J’espère que cet article vous aura convaincu qu’un séjour au Kazakhstan est la promesse d’expériences variées (sans quitter le pays). Enregistrez cette page dans vos favoris, elle sera très utile pour vous aider à programmer l’itinéraire d’un voyage de 10 jours à 3 semaines au Kazakhstan !
Voyager au Kazakhstan : fiche pratique
- Se rendre au Kazakhstan :
- les deux grands aéroports internationaux du pays sont Astana (au nord) et Almaty (au sud) : des vols réguliers avec Air Astana (la compagnie nationale), Qatar Airways, Turkish Airlines, LOT…
- lire mon avis sur Qatar Airways vers le Kazakhstan






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