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Top of the Rock, sur le toit de New York

Avec ses 259 mètres, le Comcast Building n'est même pas dans le top 30 des gratte-ciel de Manhattan ! Pourtant, il offre l'une des plus belles vues de New York.

Vue sur le sud de Manhattan

Déambuler à travers les artères de Manhattan, en plein cœur de New York, se fait bien généralement… la tête en l’air ! En effet, rares sont les visiteurs qui restent insensibles au charme des célèbres gratte-ciel de Big Apple. Une particularité que résume à merveille l’auteur Louis-Ferdinand Céline dans Voyage au bout de la nuit : « New York, c’est une ville debout. » Alors que chez nous, écrit-il, « elles sont couchées ».

À New York, chaque immeuble rivalise d’inventivité pour se distinguer de son voisin. Il ne s’agit pas uniquement de construire le plus haut, il s’agit aussi de construire le plus atypique. Une quête d’originalité qui sévit encore aujourd’hui, sans discontinuer (ou presque !) depuis les premières constructions de gratte-ciel à Manhattan dès la fin du 19e siècle.

Dans cet article, je vous emmène à la découverte d’un immeuble emblématique de New York, le Comcast Building. Il se situe au cœur du Rockefeller center, le long de la fameuse 5e avenue de Manhattan. D’où le petit nom de l’attraction qu’il abrite à son sommet : le Top of the Rock !

Les années folles des gratte-ciel de New-York… jusqu’au krach de 1929 !

Mais au fait, débutons par un petit quizz. Savez-vous quelle a été l’invention décisive de la fin du 19e siècle, qui a permis de façonner New York telle qu’on la connaît aujourd’hui ? Cette invention, c’est l’ascenseur ! Sans elle, impossible d’envisager construire des bâtiments du quotidien d’une telle hauteur.

L’enjeu est important pour une ville comme New York. Son cœur principal, Manhattan, est sur une île. La croissance de la ville fait que le foncier vient rapidement à manquer. Il faut trouver une solution : puisqu’on ne peut pas s’étaler au sol, il faut donc construire en hauteur.

Les premiers gratte-ciel voient ainsi le jour sur l’île de Manhattan au début du 20e siècle, en même temps qu’à Chicago. Les progrès techniques augmentent progressivement la taille des immeubles.

On construit de plus en plus haut : en 1909, la Metropolitan Life Tower atteint les 213 mètres, en 1930 le Chrysler Building franchit les 319 mètres, et en 1931 l’Empire State Building culmine à 381 mètres. Un record qu’il conservera jusqu’en 1973 avec l’inauguration du World Trade Center.

Car, comme partout aux États-Unis, le krach boursier de 1929 et la crise économique qui s’en suivra, touchera durement le secteur de la construction. La plupart des constructions sont arrêtées, ou les projets sévèrement revus à la baisse. Une première page se tourne.

Le Rockefeller Center, un lieu central de Manhattan

En plein cœur de Manhattan, c’est ce qui arriva à l’un des plus ambitieux programmes immobiliers des années 1930 : le Rockefeller Center. Il s’agit d’un grand complexe d’immeubles imaginé par le magnat du pétrole éponyme, John Davison Rockefeller.

Le projet du Rockefeller Center est démesuré, à l’image de la fortune de son créateur. L’objectif est de créer une « ville dans la ville ». Les immeubles devaient accueillir tous les lieux de vie d’une famille new-yorkaise aisée de l’époque : bureaux, commerces, équipements de loisirs… Des passerelles doivent relier les bâtiments entre eux, à l’image des jardins suspendus de Babylone. Le projet de nouvelle merveille du monde prévoit aussi la création d’un opéra !

Mais la crise de 1929 passe par là. Les ambitions du projet sont revues à la baisse. Exit les passerelles ou l’opéra ! L’emprise du complexe est réduite à un bloc, ce qui laisse certes encore quelques perspectives… La construction débute en 1930 et s’achève en 1939 : un chantier titanesque qui coûtera 250 millions de dollars.

Vue sur le Comcast building depuis la 5e avenue
Le Comcast Building et d’autres bâtiments du complexe du Rockefeller Center, vu côté 5e avenue

Aujourd’hui, le Rockefeller Center est un lieu de passage très fréquenté sur l’île de Manhattan, aussi bien par les new-yorkais que par les touristes. Parmi les attractions, on peut citer :

  • plusieurs salles de spectacles, dont le célèbre Radio City Music Hall, une salle mythique de Manhattan ;
  • les studios télévisés de la NBC, où sont notamment tournées les émissions du Tonight Show starring Jimmy Fallon ou du Saturday Night Live ;
  • la Rockefeller Plaza, au pied du Comcast Building, qui accueille l’été la terrasse d’un bar-restaurant et l’hiver, l’une des plus célèbres patinoires de New York. Près de la fontaine, c’est là qu’on y trouve aussi l’immanquable statue en or de Prométhée, particulièrement photogénique ;
  • à partir de début décembre, le sapin de Noël de la Rockefeller Plaza, une tradition installée dans le cœur des new-yorkais depuis 1936.

Mais l’une des attractions phare du quartier mérite de prendre un peu de hauteur. Il s’agit de l’observatoire Top of the Rock, une plateforme d’observation aménagée au sommet du Comcast Building.

Top of the Rock, l’une des plus belles vues sur New York et Manhattan

Pas d’inquiétude, la montée ne se fera pas à pied mais par ascenseur ! Il faudra tout de même être patient : souvent, il y a foule pour y monter… Car la bonne adresse est connue : du haut du Comcast Building, on profite sans doute de l’une des plus belles vues sur New York.

Le Top of the Rock est le petit nom de cet observatoire. Top of the Rock, comme « le haut du rocher » littéralement, en anglais. Mais bien sûr, Rock fait aussi référence aux Rockefeller, la dynastie familiale à l’origine du projet !

Terrasse d'observation au sommet
Au sommet du Top of the Rock, de grandes terrasses permettent d’apprécier la vue sur Manhattan

Sa situation géographique idéale, entre la 5e avenue et la 6e avenue d’une part, et entre la 49e rue et la 50e rue d’autre part, est un atout. En particulier, du haut du Top of the Rock, on peut profiter d’une vue exceptionnelle sur Central Park, vers le nord.

Vers le sud, toute la skyline de Manhattan se dessine. À quelques blocs de là, on ne peut pas passer à côté de l’imposant Empire State Building ! La vue porte jusqu’à la pointe sud de Manhattan, et on pourra apercevoir sans difficulté le One World Trade Center, voire plus loin encore par beau temps.

Le conseil de Christophe : New York est une ville dynamique, et de nouveaux gratte-ciel poussent chaque année. Si vous retournez à New York, n’ayez pas peur de remonter en haut du Top of the Rock une deuxième fois… Le spectacle sera à coup sûr différent !

Il faut bien avouer que le Comcast Building, où se trouve le Top of the Rock, n’est pas le plus bel immeuble de New York. Mais justement, depuis son sommet, c’est le seul que vous ne verrez pas ! Tous les autres gratte-ciel de New York seront visibles. Et pour accroître encore un peu plus la magie, n’hésitez pas à y monter peu de temps avant le coucher du soleil. Voir la nuit tomber sur la « ville debout », c’est véritablement un spectacle inoubliable.

Informations pratiques

  • L’observatoire du Top of the Rock est ouvert tous les jours, de 9h à minuit. La dernière entrée s’effectue à 23h10.
  • La station de métro la plus proche est 47 – 50 Sts-Rockefeller Ctr. Elle est desservie par les lignes B, D, F et M du métro de New York.
  • Plus d’informations sur le site officiel du Rockefeller Center.
  • Bon à savoir : l’entrée au Top of the Rock est incluse dans plusieurs « pass » touristiques de la ville, qui permettent de bénéficier de réductions intéressantes. Citons par exemple le CityPASS ou le Go City Explorer Pass.

Cet article a été rédigé sur la base de voyages effectués en mai 2017 et en janvier 2018.

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