La compagnie européenne Scandinavian Airlines (ou SAS) offre souvent des tarifs avantageux pour voyager à travers l’Europe. Même si l’éventail de destinations pertinentes est un peu réduit par le fait que le trajet nécessite une escale généralement à Copenhague, la base principale de la compagnie aérienne au Danemark. La compagnie aérienne scandinave reste malgré tout une option à considérer pour se rendre dans l’Europe du nord, les Pays baltes et une bonne partie de l’Europe de l’Est.
Dans cet article, je vous raconte mon expérience à bord de vols opérés par SAS entre Poznan et Paris, avec une escale à Copenhague. Vous pourrez ainsi découvrir à quoi ressemble le service au sol et en vol.
Sommaire de l’article :
Scandinavian Airlines, la compagnie scandinave de l’alliance Skyteam
La compagnie aérienne SAS (acronyme de Scandinavian Airlines System) est une compagnie européenne historique créée en 1946. Dès son origine, la compagnie aérienne a la particularité de diviser ses opérations sur plusieurs pays : le Danemark, la Norvège et la Suède.
Plus de 80 ans plus tard, c’est toujours le cas. Si la base principale de la compagnie aérienne SAS se trouve sur l’aéroport de Copenhague-Kastrup (au Danemark), elle dispose également d’une base sur l’aéroport d’Oslo-Gardermoen (en Norvège) et sur celui de Stockholm-Arlanda (en Suède).
Membre fondateur de l’alliance Star Alliance (Lufthansa, United, Air Canada…), la compagnie aérienne SAS est membre de l’alliance Skyteam depuis 2024.
Aujourd’hui, la flotte de Scandinavian Airlines comprend plus d’une centaine d’avions modernes, principalement des moyens-courriers (Airbus A320neo) et une dizaine de long-courriers (des Airbus A330-300 et des Airbus A350-900). En effet, en plus de son réseau européen, SAS opère aussi vers quelques destinations en Amérique du Nord (New York, Toronto…) et en Asie (Tokyo, Séoul, Bangkok). Le réseau court-courrier est principalement opéré par des avions loués avec équipage à des compagnies partenaires (SAS Link, Nordica, CityJet…), comme ce sera le cas pour mon vol Poznan-Copenhague.
La réservation en ligne du billet
À l’occasion d’un voyage en Pologne en janvier 2026, j’ai réservé mon billet d’avion avec SAS en ligne sur un comparateur de vols. L’achat intervient quelques semaines avant le départ, pendant le Black Friday : je profiterai de quelques soldes et mon billet d’avion Poznan-Paris avec SAS (aller-simple) me reviendra à 70€ environ. Une aubaine !
En effet, je souhaite voyager un peu à l’intérieur de la Pologne : mon billet aller me fera atterrir à Varsovie, où je passerai quelques jours avant de rejoindre Poznan en train. De là, mon billet retour me fera revenir en France. Cette fois, les deux billets simple me reviendront moins chers qu’un aller-retour (généralement, c’est plutôt l’inverse…) !
Vous pouvez réserver vos billets d’avion SAS en ligne directement sur le site internet flysas.com. Les billets Scandinavian Airlines se trouvent également sur tous les comparateurs en ligne : vous trouverez parfois des billets un peu moins chers sur ces sites qui agrègent les offres.
Et si vous êtes perdu, n’hésitez pas à relire mon guide sur l’outil Google Flights pour trouver vos billets d’avion au meilleur prix !
Vol n°1 : Poznan-Copenhague (SK1756)
Le premier vol de ce trajet retour entre la Pologne et la France me mènera jusqu’à Copenhague dans un CRJ900 opéré par Cityjet pour SAS.
Informations sur le vol :
- Numéro de vol : SK1756
- Appareil (siège) : Bombardier CRJ900 (9F)
- Date du vol : le 16 janvier 2026
- Départ : Poznan (POZ) à 14h50 (GMT+1)
- Arrivée : Copenhague-Kastrup (CPH) à 15h55 (GMT+1)
Le trajet vers l’aéroport de Poznan
Après une dernière courte matinée dans le très joli centre historique de Poznan, je prends la direction de l’aéroport. Pour ce faire, deux lignes de bus (les 148 et 159) relient l’aéroport de Poznan depuis la station Bałtyk, aux portes de la ville (près du château impérial de Poznan).
Je rate de peu un premier bus, et doit attendre près de 20 minutes le suivant. Je lis qu’il est possible de payer son billet directement à bord par carte bancaire, mais en fait, une fois monté à bord du bus je me rends compte que ce n’est possible qu’avec une carte de transport spéciale… bon, un peu forcé par le destin, je ferai donc le trajet à l’œil (ouf, pas de contrôle !).
Le trajet jusqu’à l’aéroport est rapide : à peine une vingtaine de minutes.

L’enregistrement et le passage des contrôles
J’arrive à l’aéroport de Poznan vers 11h50, soit 3h avant le départ de mon vol. Je suis un peu en avance ! Si la première impression en entrant dans le terminal n’est pas folichonne (on arrive dans un petit couloir bas de plafond, sombre, et à moitié en travaux), le cheminement mène finalement aux comptoirs d’enregistrement, un espace plus dégagé et agréable.

Malheureusement, les comptoirs d’enregistrement de SAS n’ouvriront, comme ceux des autres compagnies, que 2h avant le départ du vol. J’aurais donc environ 1h à attendre dans le hall public du terminal, où heureusement quelques sièges permettent de s’asseoir (il n’y a pas grand monde non plus !).

2h avant le départ, deux agents arrivent et l’enregistrement est ouvert. Le vol entre Poznan et Copenhague étant opéré en CRJ900, le nombre de passagers est assez limité. Même s’il n’y a pas de file Skypriority, l’enregistrement sera ainsi rapide.

Je voyage sur un tarif Light de SAS, mais j’ai bien le droit à un bagage en soute gratuit grâce à mon statut de voyageur fréquent chez Flying Blue. Ce n’était pas toujours le cas à l’arrivée de SAS dans Skyteam, mais l’intégration de l’alliance se passe finalement plutôt bien !
Je passe ensuite les contrôles de sécurité, où un Fast Track est disponible. Il n’y a personne, et les appareils RX de dernière génération permettent de tout laisser dans son bagage : les contrôles sont ultra-rapides.

Le salon de l’aéroport de Poznan
Autre avantage du statut voyageur fréquent : l’accès au salon. L’aéroport de Poznan dispose d’un salon d’aéroport : le Business Executive Lounge (BEL).
Jusqu’à récemment, Scandinavian Airlines n’avait pas de vraie cabine Business sur ses vols européens, et ne voyait pas l’intérêt d’offrir des salons dans les aéroports européens. Aussi, la compagnie ne contractualisait avec aucun salon (le BEL n’est pas le salon d’une compagnie aérienne, mais un salon opéré par l’aéroport mis à disposition de compagnies clientes).
Mais cela a changé depuis le 1er octobre 2025, et l’arrivée chez SAS d’une vraie cabine Business sur les vols européens. À cette occasion, Scandinavian Airlines a annoncé qu’elle étendait ses partenariats dans 35 aéroports, pour proposer à ses passagers un salon. L’aéroport de Poznan en fait partie !

Le salon est tout en longueur, pas très grand mais peu occupé il est vrai. Le buffet est tout juste correct. Le plus grand défaut de ce salon est surtout qu’il est très sombre ! Le salon Business Executive de l’aéroport de Poznan offre certes un endroit plus calme que le terminal où attendre son vol, mais il ne fait pas partie des salons vraiment mémorables…

En vol vers Copenhague
Notre CRJ900 en provenance de Copenhague atterrit avec une petite dizaine de minutes de retard, la faute à une remise de gaz ! Avec seulement 35 minutes d’escale prévue à Poznan, cela fait beaucoup. Mais les opérations fluides de ce petit aéroport régional permettent de rattraper le retard…
En effet, moins de 10 minutes après l’arrivée de notre avion en porte, l’embarquement de notre vol débute déjà ! L’avion est garé juste devant la porte, et nous le rejoindrons à pied, avec une jolie vue sur le CRJ900.

À l’intérieur, la configuration de la cabine du CRJ900 est en 2 – 2. Notre appareil est un ancien appareil de la compagnie aérienne allemande Lufthansa. Les CRJ1000 de Cityjet opérés pour SAS sont, eux, d’anciens avions opérés par la compagnie française Hop!, du groupe Air France…

Nous sommes rapidement prêts au départ, ce qui nous permettra de rattraper nos quelques minutes de retard. Nous atteignons rapidement notre altitude de croisière, et le service se met en place. En classe économique, le service gratuit se limite à un choix de thé ou café. Des snacks complémentaires sont aussi disponibles sur une carte payante (Buy-on-Board, ou BoB) – sur ce court vol, il n’était pas possible de réserver à l’avance un repas payant.

Nous arrivons finalement avec 5 minutes d’avance à notre point de stationnement à l’aéroport de Copenhague.

L’escale à Copenhague, au Danemark
Un débarquement au large, par bus
Le débarquement s’effectue au large, et nous regagnons en bus le terminal de l’aéroport de Copenhague, où j’ai 1h30 d’escale avant le départ de mon prochain vol pour Paris. Il faut moins de 15 minutes pour débarquer et rejoindre le terminal.
Pas de doute, nous sommes bien à Copenhague : en témoigne ce magasin LEGO, la marque locale ! En effet, le célèbre fabricant de petites briques colorées est originaire de Billund, au Danemark…

Le salon SAS de l’aéroport de Copenhague
Je profite du temps de mon escale pour rejoindre le salon SAS de Copenhague. Celui-ci se situe juste après les contrôles de sécurité, une position idéale lorsqu’on part de la capitale danoise… Mais lorsqu’on est en correspondance, il faut ajouter une bonne dizaine de minutes de marche ! Impossible de manquer l’entrée du salon SAS.

À l’intérieur, c’est un vaste espace qui est disponible, aménagé avec du mobilier d’inspiration scandinave, bien sûr ! Auparavant, il y avait deux salons distincts, le salon normal au rez-de-chaussée pour les passagers Business, et le salon « Gold », un peu amélioré, à l’étage pour les passagers à statut. Mais depuis le 1er octobre 2025 et l’arrivée d’une vraie classe Business sur les vols européens de SAS, les deux espaces ont fusionné en un unique salon, sur deux étages. Les améliorations globales sont cependant peu perceptibles.

Vol n°2 : Copenhague-Paris (SK559)
Après une légère collation, il est rapidement l’heure de rejoindre la porte d’embarquement de mon prochain vol, vers Paris. Ce second vol vers Paris sera opéré en Airbus A320neo.
Informations sur le vol :
- Numéro de vol : SK559
- Appareil (siège) : Airbus A320neo (8F)
- Date du vol : le 16 janvier 2026
- Départ : Copenhague-Kastrup (CPH) à 17h25 (GMT+1)
- Arrivée : Paris-Roissy Charles de Gaulle (CDG) à 19h25 (GMT+1)
L’embarquement du vol à Copenhague
L’embarquement du vol pour Paris débute environ 25 minutes avant l’heure théorique de décollage de l’appareil. Je voyage sur un tarif Light, ce qui ne me permet pas de voyager avec une valise cabine (seulement un sac à dos, à placer sous le siège). Néanmoins, grâce à mon statut Flying Blue, je peux embarquer en priorité avec la zone 1, où il n’y a aucun contrôle des bagages.
L’embarquement se fait d’ailleurs via des portes automatiques, sans interaction avec du personnel au sol (sauf en cas de problème). À travers la passerelle, le ciel prend de belles couleurs avec le soleil couchant, tandis que l’on peut apercevoir notre Airbus A320neo.

La cabine des Airbus A320neo de SAS est configurée en 3 – 3, avec des sièges Recaro relativement fins. La « pochette » du siège étant rehaussée en haut du siège, cela dégage un peu plus d’espaces pour les genoux. Pour un vol de cette durée, le confort est tout à fait correct.

Dès l’achat de mon billet, j’avais pu choisir gratuitement avec mon statut un siège dans la cabine (hors sièges en issue de secours, payants). Nous sommes garés à côté de cet Airbus A321neo de KLM qui partira quelques minutes après nous en direction d’Amsterdam.

En vol de Copenhague vers Paris
Nous repoussons avec quelques minutes d’avance et décollons rapidement après, en direction de Paris. La prestation débute environ 20 minutes après le décollage. Comme pour le vol entre Poznan et Copenhague, la prestation gratuite sur SAS se limite à la distribution d’un thé/café. Pour tout le reste, il faut avoir recours à la carte payante (Buy-on-Board). Sur ce vol vers Paris, il était aussi possible de réserver à l’avance un plat payant (contrairement au vol entre Poznan et Copenhague).

Depuis le 1er octobre 2025, SAS a réintroduit une vraie classe Business à bord de ses vols en Europe. La séparation entre les deux cabines est matérialisée par ce rideau bleu clair qui sépare la classe économique de l’avant de l’appareil.
Toutefois, de chaque côté au-dessus des sièges, seul un léger tissu marque la séparation : il ne cache rien du service en classe Business (qui n’a pas grand-chose à cacher non plus, c’est vrai !). Chez SAS, on n’est peut-être un peu moins snob que sur d’autres compagnies aériennes…

Le vol se poursuit sans histoire pendant près de 2 heures, jusqu’à notre atterrissage sur le doublet nord de l’aéroport de Roissy-Charles de Gaulle.
L’arrivée à l’aéroport de Roissy-charles de Gaulle
Bien que Scandinavian Airlines ait rejoint l’alliance Skyteam, et fasse l’objet d’un rapprochement marqué avec le groupe Air France-KLM, SAS continue d’utiliser le terminal 2B de l’aéroport de Roissy, et non le terminal 2F comme les vols européens d’Air France.
Depuis le terminal 2B, il reste néanmoins possible de rejoindre les autres terminaux de l’aéroport sans avoir besoin de repasser les contrôles de sûreté (en suivant les circuits de correspondance, matérialisés par des panneaux jaunes). Mais me concernant, c’est vers la sortie que je me dirige !

Preuve que le débarquement a été rapide : entre l’atterrissage et mon arrivée dans la salle de livraison des bagages, il n’aura fallu qu’un quart d’heure.

Autre fait plus marquant : la livraison des bagages en elle-même aura été particulièrement rapide. Même si ma valise n’est pas tout à fait sortie dans les premières positions, elle est livrée rapidement. Je suis dans le RER pour rejoindre Paris moins d’une demie-heure après mon débarquement, un excellent score à l’aéroport de Roissy !

Mon verdict : une note de 7/10
Scandinavian Airlines (SAS) propose une prestation convaincante pour ce qu’on peut en attendre sur des vols en Europe : des vols sans encombre, qui arrivent à l’heure, pour relier un point A à un point B. Le tout, à un tarif plutôt canon (en particulier pour un aller-simple). Pour les passagers disposant d’un statut au sein de l’alliance Skyteam (par exemple, un statut Flying Blue avec Air France), les avantages du statut sont bien reconnus par SAS, y compris sur ses tarifs Light (fast track, bagage en soute gratuit, accès au salon). La prestation à bord est indigente, heureusement compensée dans mon cas par un accès aux salons d’aéroports. Le cas contraire, prendre ses précautions car les prix des en-cas à Copenhague sont… aux tarifs danois !
- Note du siège : 9/10.
- Note de la restauration : 3/10.
- Note du personnel : 9/10.
Cet article a été rédigé sur la base d’un voyage effectué en janvier 2026.
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