La compagnie aérienne SAS (ou Scandinavian Airlines) est, comme son nom l’indique, une compagnie aérienne scandinave qui partage ses opérations entre plusieurs bases sur différents pays : Copenhague (au Danemark), Oslo (en Norvège) et Stockholm (en Suède). SAS dispose d’un large réseau à travers la Scandinavie et à travers l’Europe, et propose également quelques destinations long-courriers vers l’Amérique du Nord ou l’Asie.
Dans cet article, je vous partage mon expérience avec SAS en cabine Premium Economy vers l’aéroport de Tokyo-Haneda, au Japon. L’occasion de tester la prestation avec un vol de pré-acheminement vers Copenhague, puis le vol long-courrier opéré en Airbus A350-900.
- Guide des compagnies aériennes
- Scandinavian Airlines (Premium Economy)
Sommaire de l’article :
- Le réseau long-courrier de Scandinavian Airlines (SAS)
- La réservation en ligne de mon billet vers le Japon avec SAS
- Vol n°1 : le pré-acheminement en classe Affaires vers Copenhague (SK564)
- Une courte escale à Copenhague
- Vol n°2 : vers Tokyo en Premium Economy en A350 de SAS (SK983)
- L’embarquement du vol à Copenhague
- La découverte de la cabine Premium Economy de SAS en A350
- La trousse de confort en Premium Economy : le sac à chaussures signé SAS !
- Un départ retardé… et quelques ennuis techniques qui perdureront pendant le vol
- Le décollage et le premier service à bord, au départ de Copenhague
- Une nuit en vol, pas aussi reposante qu’espérée…
- Le petit-déjeuner avant d’arriver à Tokyo, et la descente vers Haneda
- Le parcours à l’arrivée à l’aéroport de Tokyo-Haneda
- Mon verdict : une note de 8/10
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L’essentiel à retenir :
Sur ce vol en A350-900 vers Tokyo, SAS offre un excellent rapport qualité/prix en cabine Premium Economy (SAS Plus).
- 💺 Le confort du siège à bord est comparable aux meilleures compagnies
- 🍴 Les repas sont healthys et meilleurs que la moyenne
- 🇩🇰 L’escale à CPH est facile, même avec des durées très courtes
- 🙁 Dommage : le personnel à bord est un peu en retrait
- ❤️ Le GROS bonus : les vols de pré-acheminement sont en Business !
Le réseau long-courrier de Scandinavian Airlines (SAS)
J’ai déjà eu l’occasion de tester SAS en classe économique sur des vols intérieurs en Europe, mais cette fois il s’agit de ma première expérience avec la compagnie scandinave sur un vol long-courrier.
Scandinavian Airlines dispose d’une flotte variée, et SAS opère plusieurs modèles d’avions récents pour ses vols long-courriers :
- des Airbus A350-900 : ces appareils modernes absorbent la plupart du trafic long-courrier de SAS, au départ de Copenhague. Ils desservent toute l’année des destinations aux États-Unis (Los Angeles, San Francisco, Chicago…) et quelques destinations en Asie (Tokyo, Séoul). Plus quelques destinations saisonnières (par exemple : Bangkok).
- des Airbus A330-300 : ces appareils opèrent notamment sur des liaisons vers les États-Unis, en direct depuis Copenhague et Stockholm.
- des Airbus A321LR : ces appareils récents permettent également de relier l’Amérique du Nord depuis la Scandinavie, en mono-couloir.
Tous ces appareils sont équipés d’une classe économie, d’une classe Premium Economy et d’une classe Affaires (voir les plans des cabines des avions de SAS sur le site aerolopa.com).
La réservation en ligne de mon billet vers le Japon avec SAS
Pour ce voyage au Japon, j’ai réservé mon billet en janvier 2026 (environ 5 mois avant le départ) pour un peu moins de 1300€.
Le billet est un billet multi-destinations (ou open-jaw, dans le jargon) : l’aller est un Paris-Tokyo, et le retour un Séoul-Paris. Pour terminer la boucle, j’achèterai un billet séparé aller-simple Tokyo-Séoul.
Cela donne le routing complet suivant pour ce voyage :
- vol aller : Paris->Tokyo (CDG-CPH-HND) avec SAS en cabine Premium
- billet séparé : aller-simple Tokyo->Séoul avec Air Premia
- vol retour : Séoul->Paris (SEL-CPH-CDG) avec SAS en cabine Premium
J’ai réservé mon vol directement sur flysas.com, le site officiel de la compagnie aérienne. Mais vous pouvez aussi trouver les vols (parfois un peu moins chers) sur n’importe quel comparateur de vols en ligne.
La compagnie aérienne SAS faisant partie de l’alliance Skyteam depuis septembre 2024 (la même alliance qu’Air France), je peux profiter des avantages liés à mon statut Flying Blue, et cumuler des miles et des XP.
En temps normal, Copenhague peut être une escale « naturelle » entre Paris et Tokyo. Mais aujourd’hui, avec le conflit en Ukraine qui empêche le survol de la Russie, cela rallonge un peu le parcours ! Lors de mon voyage, l’avion suivait une route qui survolait la Turquie, la Géorgie, le Kazakhstan, la Chine puis la Corée du sud et enfin le Japon.
Vol n°1 : le pré-acheminement en classe Affaires vers Copenhague (SK564)
Le premier vol de ce routing est l’acheminement vers Copenhague avant le vol long-courrier, puisque je pars de Paris. Surprise : avec un billet en Premium, SAS propose l’acheminement dans sa nouvelle cabine Business !
Informations sur le vol :
- Numéro de vol : SK564
- Appareil (siège) : Embraer ERJ-195 (2A)
- Date du vol : le 1er juin 2026
- Départ : Paris-Roissy Charles de Gaulle (CDG) à 9h50 (GMT+2)
- Arrivée : Copenhague-Kastrup (CPH) à 11h35 (GMT+2)
Le parcours au sol à l’aéroport de Roissy
Comme à mon habitude, j’arrive à l’aéroport de Roissy en RER, environ 2h avant l’heure de départ de mon vol. Les comptoirs d’enregistrement de la compagnie aérienne SAS sont situés tout au bout du terminal 2B : il faut compter une petite marche depuis la gare du RER B. D’autant que ce matin-là, comme souvent, certains tapis roulants sont à l’arrêt…
Les comptoirs d’enregistrement disposent d’une file prioritaire Skypriority, à laquelle j’ai accès grâce à mon billet en classe Premium.

Il n’y a pas grand monde… mais cela suffit pour bouchonner. D’autant que, devant moi, une passagère semble transporter plus de bagages que sa réservation ne l’y autorise. Il n’y a qu’un comptoir Skypriority : un autre comptoir à côté se libère, mais l’agent me dit qu’il ne peut s’occuper de moi car je n’ai pas imprimé les étiquettes bagages et son comptoir ne lui permet pas de les imprimer à ma place…
C’est un peu long, mais j’arrive enfin à enregistrer ma valise. Je la retrouverai directement à l’aéroport de Tokyo. Il faut ensuite passer la sécurité, et c’est là encore fastidieux : contrairement à ma précédente expérience sur le même vol un mois plus tôt, aujourd’hui, la file est pleine.
Les passagers ayant besoin d’assistance (familles, PMR…) sont redirigés vers la file n°1, qui partage en plus un unique portique de sécurité avec une autre file classique : résultat, il me faut plus d’une demie-heure pour rejoindre le salon qui m’attend ! Ce matin-là, cela manque cruellement de fluidité.
Le salon Extime au terminal 2B/2D de l’aéroport de Roissy
La compagnie aérienne SAS utilise le salon multi-compagnies Extime du terminal 2B/2D de l’aéroport de Roissy, que j’ai découvert un mois plus tôt pour la première fois. Cette fois-ci, à l’entrée, on ne me demande pas ma carte Flying Blue pour confirmer mon statut.
J’imagine donc que l’accès au salon est bien inclus dans mon billet (ce qui parait logique, puisque ce tronçon est opéré en classe Affaires). Un excellent point pour SAS, qui se distingue des autres compagnies aériennes. En effet, généralement, les vols d’acheminement sont relégués en classe économie lorsqu’on voyage avec un billet long-courrier en Premium Economy (c’était le cas avec KLM lors de mon vol en cabine Premium vers le Panama) !
Ce salon Extime est toujours aussi agréable, avec un aménagement très agréable dans le style des brasseries chics parisiennes (à l’image du reste du terminal 2B/2D de l’aéroport de Roissy, d’ailleurs).

Le buffet est riche et bien approvisionné, avec notamment du saumon fumé dès le petit-déjeuner (ça met dans l’ambiance scandinave !).

Des alcools et quelques plats chauds sont également disponibles en libre-service, malgré l’heure matinale (il est à peine 9h).

Je m’installe au fond du salon, qui propose quelques sièges individuels agréables, tous équipés de prises de courant. Il y a même une vue à peu près correcte sur le tarmac, en direction de l’ouest. À noter également : le salon Extime dispose de douches, mais l’accès est soumis à un supplément.

L’embarquement du vol vers Copenhague
L’Embraer 195 (SE-RST) en provenance de Copenhague est arrivé très en avance, et la compagnie compte bien en profiter ! Dès 9h, avec 20 minutes d’avance sur l’horaire initialement prévu, les écrans clignotent déjà pour annoncer le début de l’embarquement.

Mon billet me permet d’embarquer en priorité, dans le groupe 1. Malheureusement, comme SAS en a l’habitude, il ne s’agit en réalité que d’un pré-embarquement : les passagers sont appelés en passerelle, mais il faut attendre debout le lancement de l’embarquement…
Heureusement, cela ne dure cette fois que 5 minutes. Mais l’expérience n’a rien de premium, voire ressemble même à du low-cost : shocking !

Mais cela a le mérite de l’efficacité : l’embarquement est rapide et nous sommes prêts au départ quelques minutes seulement après l’heure théorique du début de l’embarquement. Malheureusement, le commandant de bord prend la parole au micro et annonce que nous serons retardés, en raison d’un créneau imposé par le contrôle aérien.
À bord, je suis assis au siège 2A en classe Affaires. Rappelons-le, car c’est une spécificité unique de SAS : avec un billet en Premium Economy, le vol de pré-acheminement vers Copenhague est proposé en classe Affaires ! À bord de cet Embraer, la cabine est configurée en 2 – 2. Mais en classe Affaires, aucun siège n’est neutralisé si bien que cela ne fait pas grande différence…

En vol vers Copenhague !
Nous ne décollerons finalement que vers 10h15, avec presque une demie-heure de retard désormais à rattraper en vol.
Environ 15 minutes après le décollage, le personnel commercial s’active déjà pour distribuer les plateaux en classe Affaires. Les plateaux sont distribués aux sièges : l’entrée et le dessert sont recouverts d’un carton.

Le plateau est assez simple, avec un mélange d’ingrédients assez bruts (à l’exception des rillettes de thon), mais c’est très qualitatif. C’est bon, c’est frais, c’est sain… bref, c’est très scandinave !
Les quantités sont certes peut-être un peu légères si on se contentait d’un vol vers Copenhague. Mais avec le passage au salon avant, et sachant que la plupart des passagers enchaîneront avec d’autres vols, c’est parfait.
À la fin du repas, l’hôtesse proposera une boisson chaude. Le café est servi dans une jolie tasse en porcelaine. C’est du costaud : SAS pourrait sans doute faire quelques économies de carburant en le changeant par un modèle un peu plus léger !

Une courte escale à Copenhague
De l’optimisation de l’escale : une expérience à bord perfectible
Nous nous posons et nous garons à la porte de stationnement vers 11h55, avec un quart d’heure de retard par rapport à l’horaire initial. Ma correspondance à Copenhague, initialement prévue d’une durée de 1h10, est désormais réduite à moins d’une heure : il va falloir se dépêcher !
Avant d’atterrir, la cheffe de cabine était passée dans les rangées pour indiquer aux passagers la porte de leur prochain vol. Un bon point, mais qui illustre en même temps une faiblesse du service en vol de SAS : les hôtesses/stewards ne savent pas qui vous êtes à bord. Ils sont obligés de vous demander si vous avez une correspondance et vers quelle destination…
Par comparaison, sur d’autres compagnies (Air France, pour ne pas la citer), les PNC consultent leur tablette pour vérifier les informations des passagers. Ils voient en un coup d’œil si vous êtes concernés par une correspondance. Et quand ils viennent vous voir en vous disant « M. ***, votre prochain vol pour Tokyo partira de la porte C39″, ça fait son petit effet ! SAS pourrait s’en inspirer pour proposer un service un cran plus premium.
En pratique : une correspondance à Copenhague vraiment fluide !
Enfin, qu’à cela ne tienne : avec une correspondance de 50 minutes seulement, je fais une croix sur le salon à Copenhague.
Le contrôle des passeports est expédié en quelques minutes grâce aux portiques automatiques pour les voyageurs européens (la file pour les passagers extra-européens est plus longue, mais les passagers pour le vol de Tokyo, dont l’embarquement est imminent, sont appelés en priorité).
En revanche, il n’est pas nécessaire de repasser la sécurité à Copenhague. Comme j’arrive d’un aéroport européen, l’inspection réalisée au départ de Paris est déjà considérée comme « sûre » en transit à Copenhague.
Même si mon vol part de la porte C39, tout au bout de la jetée, j’arrive en porte vers 12h15, soit 20 minutes à peine après notre arrivée au point de stationnement. C’est vraiment un score excellent pour l’aéroport de Copenhague, qui propose un parcours très fluide pour les (nombreux) passagers en correspondance qui transitent ici chaque jour.

Vol n°2 : vers Tokyo en Premium Economy en A350 de SAS (SK983)
C’est donc le moment de découvrir le tronçon principal : le vol long-courrier vers Tokyo en Airbus A350 de Scandinavian Airlines. L’occasion de découvrir le produit de la compagnie en Premium Economy.
Informations sur le vol :
- Numéro de vol : SK983
- Appareil (siège) : Airbus A350-900 (21A)
- Date du vol : le 1er juin 2026
- Départ : Copenhague-Kastrup (CPH) à 12h45 (GMT+2)
- Arrivée : Tokyo-Haneda (HND) à 7h55+1 (GMT+9)
L’embarquement du vol à Copenhague
À mon arrivée au niveau de la porte C39, l’embarquement a débuté et on est en train d’appeler le groupe 2 (avec mon billet en Premium Economy et mon statut Flying Blue, je peux embarquer en groupe 1).

Là encore, il ne s’agit que d’un pré-embarquement : en réalité, tout le monde attend encore dans la passerelle… Comme pour le vol de pré-acheminement, cela ne dure que 5 minutes, certes. C’est sans doute le prix à payer pour voler à bord de la compagnie la plus ponctuelle du monde !

La découverte de la cabine Premium Economy de SAS en A350
Je me dirige vers mon siège, le 21A, au hublot sur la deuxième rangée de la petite cabine Premium Economy.
La cabine Premium Economy qui équipe les Airbus A350 de Scandinavian Airlines ne dispose que de 4 rangées de sièges, configurés en 2 – 4‑2. Cela donne un petit sentiment d’exclusivité !
Les sièges, de type recliner, correspondent au meilleur standard actuel pour les cabines Premium Economy internationales. Seul défaut : l’écran individuel est un vrai miroir ! La décoration en imitation bois, classique des avions de SAS, donne une allure chaleureuse à la cabine.

Si j’ai pu choisir mes sièges gratuitement dès la réservation grâce à mon statut Flying Blue, ce n’est pas le cas des passagers sans statut. Ces derniers ne peuvent choisir gratuitement leur siège qu’au moment de l’enregistrement, à partir de 24 heures avant le départ. Résultat : pendant longtemps, de nombreux sièges apparaissaient libres sur l’application… mais finalement, la cabine Premium Economy sera pleine sur ce vol vers Tokyo.
La trousse de confort en Premium Economy : le sac à chaussures signé SAS !
Dès l’installation dans la cabine, dans la pochette du siège, on trouve une bouteille d’eau et la trousse de confort proposée aux passagers de la cabine Premium Economy sur SAS.
Le contenu de la trousse de confort est plutôt correct pour une Premium Economy. On y trouve : un masque pour les yeux, des bouchons d’oreille et une brosse à dents (avec un GRAND tube de dentifrice !).
Comme d’autres compagnies, SAS joue la carte de l’originalité dans le format de sa trousse de confort : il s’agit d’un sac à chaussures réutilisable. Pas sûr que ça n’empêche cette trousse de suivre le destin de ses cousines (souvent entassées dans un placard), mais au moins ça peut se glisser facilement dans une valise en voyage, c’est vrai. En tout cas, ça me parait un peu plus réutilisable que le tote-bag des trousses de confort KLM !

Un départ retardé… et quelques ennuis techniques qui perdureront pendant le vol
L’embarquement se déroule normalement, quand tout à coup tout s’éteint. Les lumières, les petits logos « attachez votre ceinture », les écrans individuels… même la clim de l’avion s’arrête ! Quelques secondes de silence. Puis tout se rallume progressivement.
Le commandant de bord prend la parole (en s’y reprenant à deux fois, car la première fois était assez inaudible) : il annonce un problème technique sur l’avion ; des techniciens sont en train d’intervenir. Un Airbus A350 n’est qu’un gros ordinateur avec des ailes : et quand ça ne marche pas, c’est pareil, il suffit de débrancher/rebrancher !…
Nous sommes retardés le temps que le problème soit résolu (puis que les pilotes ré-insèrent tout le plan de vol dans l’avion…). Mêlé au trafic important sur la plateforme, nous partirons finalement de Copenhague avec près d’une heure de retard sur l’horaire initialement prévu.
Est-ce une conséquence du problème technique ? Durant tout le vol vers Tokyo, le wifi de l’appareil sera inopérant (pas très gênant pour moi), tout comme la géovision pour suivre le vol (ça l’est un peu plus, je trouve).

Le décollage et le premier service à bord, au départ de Copenhague
Rapidement après le décollage, le personnel commercial passe pour distribuer les déclarations de douane au Japon (il faudra encore remplir un formulaire d’arrivée à l’aéroport, non distribué en vol) et les écouteurs.
Les écouteurs distribués sont de vulgaires écouteurs premier prix. C’est un peu honteux pour une cabine Premium. En comparaison, Air France propose sur la plupart de ses appareils des casques à réduction de bruit, beaucoup plus qualitatifs et agréables pour se reposer en vol…

Puis vient l’heure du service. Le service débute par un apéritif (un sachet de noix de cajou salées, avec une boisson). J’opte pour du champagne (du vrai !), proposé par SAS parmi d’autres alcools : un bon point. Dommage, par souci d’efficacité, il faut aussi choisir dès maintenant la boisson pour son repas (après, ce sera trop tard) : je me contente d’eau pétillante.

Près d’une demie-heure plus tard (c’est un peu long, car le personnel en Premium Economy fait aussi le service de la cabine Economy), la prestation principale est servie. Le plateau est propre à la cabine Premium Economy : il y avait deux choix (dont un végétarien : des pâtes). Je choisirai l’option asiatique, une proposition évidemment bienvenue sur ce vol pour Tokyo !

De nouveau, le repas proposé par SAS est une agréable surprise. C’est très qualitatif, assez copieux et joliment présenté. Les couverts sont en métal.
Il y a également un « vrai » verre, mais comme il est distribué avec le plateau et qu’à ce moment-là le service des boissons est déjà fait, il ne sert malheureusement à rien. Dommage ! Et là encore, SAS pourrait faire quelques économies en le supprimant carrément du plateau…
Une nuit en vol, pas aussi reposante qu’espérée…
Le service se termine avec une boisson chaude. Le tout prend un peu de temps, et le service se termine presque 3h après le départ ! C’est long, mais acceptable sur ce long vol de plus de 12h vers le Japon : j’espère toutefois que c’est un peu plus rapide sur les vols transatlantiques…
Lorsque les allées se libèrent, je file à l’arrière de l’avion faire un tour aux toilettes. L’arrière de l’avion est un vaste galley, où il n’y a l’espace que pour deux toilettes. Cela fait 6 toilettes en tout pour l’ensemble des passagers des classes Economy et Premium Economy : j’ai eu l’impression que c’était un peu léger, même si cela semble en fait être la norme sur les A350…
C’est l’occasion d’immortaliser au retour la cabine Economy, en 3 – 3‑3, et qui semble assez clairsemée sur ce vol vers Tokyo.

Ensuite, la nuit ne sera pas très reposante : mon voisin voyage avec un collègue situé sur la rangée de devant. Et alors qu’il préférait dormir pendant le service du repas, les voilà qui profitent de la nuit pour se lancer en pleine réunion de travail autour d’un PowerPoint. Les deux collègues parleront très fort, toute la nuit durant, pour finaliser leur présentation (avec un sens de la discrétion un peu inquiétant pour le secret de leurs affaires…).
Dommage pour les autres passagers de la cabine Premium Economy qui comptaient se reposer avant d’arriver à Tokyo : il faudra faire avec. L’équipage, peu présent durant le vol, s’en fichera royalement.
Le petit-déjeuner avant d’arriver à Tokyo, et la descente vers Haneda
Un peu moins de 2h avant notre arrivée, la cabine est rallumée avec un discret mood-lighting pour le service du petit-déjeuner. Ce deuxième plateau est un peu plus léger, avec seulement une entrée (et un yaourt). Mais il continue heureusement de proposer un plat chaud.

Contrairement aux apparences, il ne s’agit pas d’œufs brouillés mais de tofu. Un choix un peu audacieux mais qui a le mérite d’ajouter une touche asiatique au repas, pour marquer l’arrivée prochaine à Tokyo.
Notre cabine Premium Economy se prépare ensuite doucement à la descente vers l’aéroport de Tokyo-Haneda. La photo permet de se rendre compte de l’inclinaison des sièges : ça ne parait pas forcément énorme, mais le gain de confort est vraiment très grand par rapport à la cabine Economy.

Le ciel au-dessus du Japon est très nuageux (dès le lendemain de mon arrivée, un typhon balaiera Tokyo…). Mais nous traversons la couche nuageuse suffisamment tôt pour pouvoir apercevoir depuis le hublot le célébrissime Mont Fuji (à 100km environ de Tokyo). Il fallait être assis du côté gauche de l’appareil (j’ai bien choisi mon siège, bien sûr).

Pas de doute, nous avons bien atterri à Tokyo ! Nous atterrissons avec près d’une heure de retard (nous n’avons pas rattrapé le retard au départ lié au problème technique sur l’appareil), et nous nous garerons à l’endroit même d’où est en train de repousser un A350 d’Air France pour Paris.

Le parcours à l’arrivée à l’aéroport de Tokyo-Haneda
Il ne faudra pas bien longtemps pour commencer à se confronter à la légendaire efficacité japonaise ! En fait, c’est instantané…
Il faut une petite marche à travers les longs couloirs de l’aéroport d’Haneda pour rejoindre l’immigration. Comme je l’indiquais plus haut, il faut encore récupérer un formulaire d’arrivée papier à remplir (il n’était pas distribué en vol, contrairement au formulaire de douane). Puis le présenter à l’agent d’immigration qui prendra votre photo et vos empreintes.
Malgré cela, il faut à peine 20 minutes pour rejoindre le tapis des bagages. La livraison des bagages suivra très rapidement. Je sors de l’aéroport à peine 25 minutes après l’arrivée de l’avion au parking : vive le Japon !

Direction ensuite la ligne Keikyu (qui change de nom en cours de route pour devenir la ligne Asakusa) pour rejoindre mon hôtel dans le centre de Tokyo. Un trajet d’environ 40 minutes : c’est le gros avantage de l’aéroport de Haneda par rapport à l’aéroport de Narita, bien plus excentré de Tokyo.
Mon verdict : une note de 8/10
La compagnie aérienne SAS propose un produit en Premium Economy très solide, avec un excellent rapport qualité-prix. Par rapport aux autres compagnies aériennes, SAS se distingue notamment en offrant à ses passagers en Premium Economy les vols de pré-acheminement en classe Affaires : un énorme gain de confort ! SAS propose également une offre de restauration qualitative et saine, d’inspiration évidemment scandinave. Les correspondances à l’aéroport de Copenhague sont très fluides, même lorsque le temps sur place est très réduit. Seule ombre au tableau : un personnel de cabine qui pourrait faire mieux, et s’impliquer davantage pour offrir une expérience plus premium et différenciée aux passagers.
- Note du siège : 9/10.
- Note de la restauration (dont boissons) : 9/10.
- Note du personnel : 6/10.
Cet article a été rédigé sur la base d’un voyage effectué en juin 2026.
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