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J’ai volé en cabine La Première d’Air France !

Récit d'un vol AF256 Paris-Singapour en cabine La Première d'Air France, sa cabine prestige. Au sol et à bord, plus qu'un voyage : une expérience.

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Il y a des choses que l’on croit impossible. Et puis un jour, elles arrivent ! Pour moi, expérimenter un vol en cabine La Première sur Air France faisant partie de cette catégorie de rêves un peu fous. Jusqu’à un jour de mai 2024…

Dans cet article, c’est un récit de voyage un peu particulier que je vous ferai. Celui d’un vol Paris-Singapour (AF256) dans la classe la plus prestigieuse d’Air France. Car oui, un vol en cabine La Première sur Air France, ce n’est pas juste aller d’un point A à un point B. C’est une vraie expérience de voyage, qui mérite selon moi un récit à part entière.

La cabine La Première, une expérience à part… dès bien avant le départ

À peine la réservation effectuée (en me délestant de Miles accumulés depuis des années), l’expérience singulière commence. En tant que futur client de la cabine La Première d’Air France, vous disposez d’une ligne dédiée joignable à tout moment par téléphone. Par courriel, vous pouvez aussi leur poser n’importe quelle question, ils vous répondent généralement… dans l’heure.

Informations sur le vol :

  • Numéro de vol : AF256 // Siège : 1A
  • Aéroport de départ : Paris-Roissy Charles-de-Gaulle (CDG) // Aéroport d’arrivée : Singapour-Changi (SIN)
  • Heure de départ : 21h15 (heure de Paris – GMT+2) // Heure d’arrivée : 16h30 (heure de Singapour – GMT+8)

J’aurais l’occasion de les contacter pour organiser au mieux mon voyage et réserver quelques petits services inclus dans le billet. Citons par exemple :

  • d’abord, l’organisation de mon départ depuis Amsterdam, avec la réservation d’un accès au VIP Center de Schiphol ;
  • puis mon transfert la veille au sol, à mon arrivée à CDG (mon vol avait une correspondance d’une nuit à Paris) ;
  • ensuite, un transfert inclus de chez moi jusqu’à l’aéroport de Roissy Charles-de-Gaulle (via un chauffeur privé HertzDriveU) ;
  • et enfin, un soin du visages Sisley au salon La Première (voir plus bas) !

Pour ce voyage, j’ai acheté mon billet au départ d’Amsterdam. En effet, il s’agit d’une astuce pour profiter de vols moins chers, similaires aux départs depuis la gare de Bruxelles-Midi avec l’option Air&Rail.

L’arrivée à l’aéroport et la découverte du salon La Première

Le matin du départ, j’arrive un peu avant 10h à l’aéroport, déposé par le chauffeur privé réservé au préalable grâce à la ligne dédiée La Première. Mon vol ne part qu’en début de soirée, mais cela me permettra de profiter du salon La Première pendant toute la journée. Il en vaut le coup, parait-il.

Le chauffeur m’accompagnera jusqu’à l’espace d’accueil La Première situé, pour quelques mois encore, dans le terminal 2E. Je suis alors immédiatement accueilli par les équipes au sol. Elles s’occupent de mon enregistrement.

Quelques minutes plus tard, on m’escorte jusqu’au salon La Première via un accès dédié, aux allures de « passage secret ». Les procédures prendront ainsi à peine une dizaine de minutes. Passage de la sécurité inclus. Les formalités de police, elles, seront en effet assurées directement au salon, de façon totalement transparente pour moi.

Je découvre alors le salon La Première d’Air France. Il se situe dans le hall K du terminal 2E. C’est une véritable bulle, à l’écart du tumulte du terminal. L’agent qui m’accompagne me présente rapidement le salon : les différents espaces, la partie restaurant, le buffet, les douches, le salon Sisley…

Rapidement, je m’installe à une table du restaurant où je découvre la carte du petit-déjeuner. Il faut rester mesuré, car la journée s’annonce comme un véritable marathon culinaire. Je me contente de commander un expresso, une gaufre et une sélection de fromages affinés de Marie-Anne Cantin.

La sélection de fromages affinés de Marie-Anne Cantin
Pour bien commencer la journée au salon La Première d’Air France, j’opte pour une sélection de fromage affinés de Marie-Anne Cantin

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Un soin Sisley offert en cabine La Première d’Air France

Après ce petit-déjeuner léger, je m’assois tranquillement dans un coin du salon. Calme, forcément. Peu de temps après, l’experte soin de Sisley vient me voir. Elle est désolée car sa collègue qui devait s’occuper de moi ce soir est malade. Mais il lui reste un créneau de libre à 11h45 et elle me propose de m’y inscrire. J’acquiesce volontiers en la remerciant de sa proactivité.

À l’heure du rendez-vous, je me dirige au fond du salon vers l’espace Sisley. L’hôtesse m’accueille. Je m’installe (très) confortablement sur le lit de l’espace de soin. La lumière est tamisée, une musique relaxante est diffusée et… je me rends compte alors que je suis sur le point de m’endormir. L’experte Sisley me rassure… cela arrive souvent !

Deux parfums me sont proposés pour créer une ambiance olfactive qui me plait dans la salle. Puis c’est parti pour une demie-heure de soin, durant laquelle je n’aurais strictement aucune idée de ce que l’on me fait ! J’entends des bruits, je sens des textures, des odeurs, du chaud/froid… et je ressors finalement de là en me sentant extrêmement bien !

L'espace soin Sisley au salon La Première d'Air France
Sisley offre un soin du visage de 30 minutes gratuit aux passagers de la cabine La Première d’Air France

une expérience culinaire de haut vol, signée Alain Ducasse

Revigoré par le soin Sisley, je prends conscience que l’heure du déjeuner est bien entamée. Le petit-déjeuner est déjà loin (deux heures !). Je prends une assiette de charcuterie en guise d’apéritif. Un peu surpris par la taille de l’assiette : c’était le format deux personnes… Un champagne Jeeper Blanc de Noirs vient l’accompagner.

Assiette de charcuterie
Une assiette de charcuterie, arrosée de champagne Jeeper Blanc de Noirs, en guise d’apéritif

Vers 13h, je m’installe à table pour le déjeuner. La carte est signée Alain Ducasse, promesse d’un grand moment culinaire. Je commande en entrée les coquillettes à la truffe. La portion est généreuse ! Je passe ensuite à la volaille au chariot avec son accompagnement de blanquette. Le montage de l’assiette se fait devant mes yeux, un spectacle qui met en bouche.

J’achève ce copieux repas avec le baba au rhum. Deux bouteilles proposées : l’Eminente de Cuba (recommandé par le chef Alain Ducasse), ou le Diplomatico du Vénézuela. Le baba est présenté sous cloche. Une légère incision au couteau, puis un geste franc du poignet pour y faire sauter une cuillère de crème fouettée à la vanille. Enfin, le serveur arrose le tout de rhum Eminente. Miam !

Baba au rhum du chef Alain Ducasse
Parmi les mets à ne pas rater au salon La Première d’Air France… le baba au rhum du chef Alain Ducasse !

Peu avant l’embarquement, je profiterai une dernière fois de la carte signée Alain Ducasse en commandant un œuf cocotte avec ses champignons de saison et ses épinards. Je l’accompagne d’une assiette de pétales de Pata Negra Bellota… et d’un verre de Gambert de Loche Hermitage 2011. Un en-cas qu’on me promet léger pour pouvoir profiter du repas à bord. Les promesses n’engagent que ceux qui y croient !

Une bouteille de vin rouge Gambert de Loche Hermitage 2011
Pour accompagner mon œuf cocotte, l’équipe du salon La Première me suggère ce vin rouge (Gambert de Loche Hermitage 2011)

L’heure de l’embarquement, découverte de la cabine La Première sur Air France

À l’heure d’embarquer, Marie vient se présenter à moi. En effet, c’est elle qui m’accompagnera jusqu’à l’avion ce soir. Et pas de n’importe quelle manière ! Nous prenons un ascenseur qui mène directement du salon… au tarmac, où une Porsche Cayenne nous attend. C’est le moyen de transport qu’a trouvé Air France pour accompagner ses passagers en cabine La Première à bord !

Nous rejoignons alors le pied de l’avion par le tarmac. Marie en profite, en chemin, pour me montrer les travaux du futur « vestibule » d’Air France. Attenant au terminal 2E, il permettra d’ici juillet 2024 d’offrir aux passagers de la cabine La Première d’Air France un parcours totalement exclusif.

Arrivé au pied de l’avion, nous montons ensuite vers une passerelle dédiée qui mène à la cabine La Première. L’accueil en porte est évidemment très cordial, et je rejoins mon siège pour ce vol. Un rêve : le 1A !

Le siège 1A en cabine La Première d'Air France
Mon (confortable) siège pour les 12h30 de vol entre Paris et Singapour, sur ce Boeing 777 d’Air France en cabine La Première

Aussitôt après que je sois installé, Laetitia vient se présenter à moi. C’est elle qui assurera le service en cabine La Première ce soir. Elle me propose alors une coupe de champagne en guise de verre d’accueil, un Laurent Perrier cuvée Grand Siècle. D’ores et déjà, je devine un vol parfait à venir…

À peine embarqué, le menu est distribué : ça tombe bien, c’est ce pour quoi je me suis préservé toute la journée… et j’ai bien fait !

Encore un repas gargantuesque, cette fois à bord

Après le décollage, en guise d’apéritif, je reprendrai une coupe de champagne Laurent Perrier cuvée Grand Siècle, accompagnée d’un amuse-bouche au chèvre non prévu à la carte. Cela risquait de manquer !

L’amuse-bouche « officiel » sera quant à lui une quenelle de caviar et sa crème fouettée à la vodka et au citron vert. Je demande alors à l’accompagner d’une vodka, qu’on m’apporte avec plaisir. Et même plutôt deux fois qu’une ! Car depuis quelques semaines, une nouvelle vodka française a fait son apparition en cabine La Première : le Philtre. Elle remplace la vodka Grey Goose désormais reléguée en cabine Business. Du coup, on me propose de tester les deux…

Ensuite, un crémeux de concombre à l’anis vert et au chèvre frais fait son apparition, une soupe très rafraîchissante. Le mariage du concombre et de l’anis fonctionne à merveille ! En entrée, je choisirais l’éventail d’asperges blanches façon ravigote (servie à part dans une élégante saucière). Puis en plat, le bar accompagné de gnocchis sauce tomate et ses tomates cerises confites au romarin. Le chef Glenn Viel signe tous les plats de la carte.

Soupe pendant le repas à bord en cabine La Première d'Air France
Le crémeux de concombre à l’anis vert et au chèvre frais, une soupe rafraîchissante servie à bord de la cabine La Première

Le repas continue ensuite avec une salade composée. Laetitia promet de me préparer une salade digestive, avec beaucoup de vert et quelques tomates mi-séchées pour la couleur, quand même.

Le plateau de fromage est particulièrement appétissant, je ne peux donc refuser de finir sur une sélection fromagère à base de Cœur de Neufchâtel, de Fourme d’Ambert et de Sainte-Maure de Touraine. Ayant tourné à l’eau depuis la vodka, je me rattrape ici avec un verre de Saint-Julien 2016, un excellent cru de Bordeaux.

Un vol en La Première sur Air France, où comment 12h30 de vol paraissent trop courtes

À mon grand regret (et si proche du but !), j’abandonne sur KO technique au dessert. Repu. Le fraisier yuzu préparé par le chef pâtissier Philippe Rigollot me faisait pourtant de l’œil. Je me contente donc d’une touche fraîcheur avec deux boules de glaces vanille et fraise. Un instant régressif, enfantin. « J’aurais fait pareil ! », me rassure Laetitia, aux petits soins durant tout le repas.

Après presque trois heures d’un long repas, il est temps de profiter de ce long vol vers Singapour pour… se reposer ! Pour ce faire, la cabine La Première d’Air France propose bien sûr tout le confort nécessaire. En effet, le siège se transforme en un confortable lit de plus de deux mètres de long.

Le temps d’un passage aux toilettes, Laetitia prépare le confortable lit. Quant à moi, j’enfile le pyjama La Première, un accessoire indispensable pour bien dormir à bord de cette cabine !

Le siège 1A en position lit
Le temps d’un passage aux toilettes, Laetitia a transformé mon siège 1A en un confortable lit de 2 mètres de long

Après plusieurs heures de sommeil, il est temps de… manger, encore ! Les repas sur long-courrier sont parfois un peu étonnants avec le décalage, et les vols en cabine La Première ne font pas exception. Alors qu’il est environ 14 heures à Singapour, le service prévu est celui… d’un petit-déjeuner.

J’avais demandé à Laetitia la veille s’il était possible de me garder un plat du dîner de la veille. C’est chose faite, et mon petit-déjeuner sera amélioré par l’artichaut garni, tofu fumé, crémeux cacahuètes, gingembre et mesclun. Un plat végétarien assez étonnant, le tofu et le gingembre créant un goût très moutardé. Peut-être pas le meilleur choix au réveil, finalement. Mais j’avoue bien aimer le caractère un peu ambitieux de la proposition culinaire.

L’arrivée à Singapour, la fin d’un voyage mémorable

Le vol touche bientôt à sa fin, et la cabine se prépare pour l’arrivée à Singapour. Je remercie chaleureusement Laetitia pour ce vol inoubliable.

Mon dernier passage à Singapour remonte à plus de cinq ans, mais certaines choses n’ont pas changé. L’approche à Singapour offre toujours une vue imprenable sur le ballet des navires qui attendent leur tour pour entrer au port. La baie de Singapour est parsemée de taches noires, qui sont autant de tankers et autres navires cargo en attente !

Siège en position lit en cabine La Première
Au réveil, après une nuit réparatrice entre Paris et Singapour en cabine La Première à bord du vol AF256

À la sortie de l’avion, l’expérience de la cabine La Première d’Air France se poursuit jusqu’à la sortie du terminal. Je suis attendu à la sortie de l’avion. Trajet en buggy sur les moquettes de Changi ! En discutant avec mon hôte sur la suite de mon voyage, qui me mènera au Vietnam puis en Thaïlande, il se transforme en guide et me glisse quelques bonnes adresses de restaurants à tester. Après les différents repas de ces dernières 24 heures, manger est la dernière de mes préoccupations… mais d’accord, c’est noté !

Je prendrai alors un taxi pour rejoindre mon hôtel en centre-ville de Singapour, où je passerai la soirée avant de poursuivre mon voyage en Asie du Sud-Est.

C’est la fin d’un beau voyage en cabine La Première d’Air France… mais le début du vrai voyage, sur place. Ouf, il faut bien ça pour s’en remettre !

En savoir plus sur les vols en cabine La Première d’Air France

  • La cabine La Première est disponible sur un nombre restreint de destinations, aux États-Unis (New York, Washington, Los Angeles, San Francisco, et Miami), au Brésil (São Paulo), en Côte d’Ivoire (Abidjan), aux Émirats arabes unis (Dubaï), à Singapour et au Japon (Tokyo). Plus d’informations sur la page du site d’Air France.
  • Les tarifs sont à la hauteur du service rendu. Par exemple, comptez plus de 14 000 € pour un aller-retour Paris-Singapour ! Le billet (aller-simple) de ce voyage a, quant à lui, été acheté avec des Miles.

Cet article a été rédigé sur la base d’un voyage effectué en mai 2024.


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